Témoignages et renouvellement des contrats dans le Finistère

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Témoignages et renouvellement des contrats dans le Finistère

Message par Admin le Jeu 22 Mai - 10:38

http://www.lemans.maville.com/Paroles-d-auxiliaires-de-profs-et-de-parents-/re/actudet/actu_dep-634012------_actu.html

Hélène est maman d'un collégien handicapé, les autres sont auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou enseignants. Tous redoutent une rentrée 2008 catastrophique pour la scolarisation des enfants handicapés.
Pascale, auxiliaire de vie scolaire (AVS) à l'UPI du collège de La Suze : « Mon boulot, c'est de 8 h à 16 h 30, avec en théorie trois quarts d'heure pour déjeuner. Dans la réalité, les récrés, les pauses, y compris au déjeuner, ce sont des temps de travail et de discussion avec l'équipe enseignante. Ce passage d'informations, c'est essentiel pour le suivi des enfants. On va réduire notre temps de présence alors qu'en fait on manque de temps...

Gilles, enseignant à l'UPI du collège de La Suze : « L'AVS travaille avec les enseignants mais assure aussi la liaison avec tout un tas de partenaires : les taxis qui amènent les enfants, l'administration... Sans AVS, je ne pourrais pas faire fonctionner la classe... »

Hélène, maman d'un enfant handicapé : « Pour les enfants, pour les parents, les AVS sont un lien privilégié. Au collège, il y a plusieurs professeurs, des remplaçants. L'AVS est une personne connue sur laquelle on peut s'appuyer. »

Anne, institutrice à la Clis de l'école Georges-Bracque de Coulaines : « La stabilité des auxiliaires de vie scolaire est très importante. On a besoin d'un lien de confiance pour lui donner un groupe d'enfants, sans avoir à tout vérifier. Moi, en quatre ans, j'ai eu trois AVS différents. Dès qu'ils trouvent mieux, ils partent. Et c'est normal. Parce qu'être AVS n'est pas reconnu comme un vrai métier. »

Florence, psychologue de l'Éducation nationale : « Il y a un total décalage entre le discours et la réalité. La loi de 2005 a été une grande avancée en matière de scolarisation des enfants handicapés. Avec les Clis et les UPI, les élèves ne sont pas enfermés dans une structure. C'est au contraire une ouverture sur les autres classes « ordinaires ». C'est très bien. Mais encore faut-il qu'il y ait les moyens, le personnel adulte pour cela. »

Isabelle, enseignante à l'UPI du collège Ambroise-Paré au Mans. « La circulaire de rentrée 2008 nous annonce un projet personnalisé de scolarisation pour chaque élève handicapé. Nous avons des élèves sourds que nos AVS, qui maîtrisent le langage des signes, doivent impérativement accompagner en cours de maths ou d'histoire. Vous imaginez la difficulté de recruter ce type d'AVS pour seulement le Smic. Et à 70 % du Smic l'an prochain ? On ne gardera pas nos trois AVS et on aura du mal à en trouver d'autres. »

Pascale, l'auxiliaire de vie : « Moi, a priori, je vais re-signer à la rentrée. Même à 60 ou 70 %. Mais si, d'ici là, je trouve une meilleure opportunité ailleurs, peut-être que je laisserais tomber. À la rentrée, au dernier moment. Ce sera la pagaille [...] On a vraiment l'impression de se faire jeter. Moi, cela fait dix ans que j'enchaîne les contrats précaires. »

Ouest-France


Dernière édition par Admin le Jeu 22 Mai - 10:51, édité 2 fois

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Dans le Finistère : 240 contrats non reconduits

Message par Admin le Jeu 22 Mai - 10:43

http://www.quimper.maville.com/education-240-contrats-non-reconduits-/re/actudet/actu_dep-633497------_actu.html

DANS LE DEPARTEMENT DU FINISTERE :

À la rentrée prochaine, la priorité des priorités sera donnée à l'accompagnement des élèves handicapés, qui sont de plus en plus nombreux à intégrer l'école classique.
Ils accompagnent les élèves handicapés, aident les directeurs d'école, ou animent des clubs informatiques. Mais leur contrat est limité à deux ans.

« Les personnes en contrats aidés ont reçu un courrier de non-renouvellement, dénonce la CFDT de l'Éducation nationale (Sgen 29). Après avoir rendu un service reconnu pendant deux années scolaires [...] des centaines de personnes sont renvoyées à la case « sans emploi. » Le syndicat organise un rassemblement de protestation devant la préfecture du Finistère ce mercredi 21 mai, à 15 h.

Dans le cadre de la loi de Cohésion sociale de 2005 (loi Borloo), les établissements scolaires peuvent avoir recours à des « contrats aidés », dits d'avenir ou d'accompagnement vers l'emploi (1). Des contrats limités à 24 mois maximum.

Au début, ils avaient deux missions : l'accompagnement des enfants handicapés et l'animation dans les collèges-lycées (club informatique, ateliers, sorties scolaires). Une troisième est apparue en 2006 : assistant administratif auprès des directeurs d'école (220 dans le Finistère).

Selon l'inspection d'académie, 459 emplois de ce type sont en cours et 250 arrivent à terme début juillet. « Ils ne seront pas reconduits, explique Grégory Chevillon, adjoint de l'inspecteur d'académie. Mais chaque personne reçoit l'aide de l'ANPE pour rechercher un autre emploi. »

Priorité aux élèves handicapés

Selon la CFDT des prolongations sont possibles pour les contrats d'avenir sur dérogation du préfet : personnes de plus de 50 ans, engagées dans un parcours de retour à l'emploi, ou ayant un statut handicapé. « Priorité sera donnée aux personnes handicapées. On étudie les dossiers au cas par cas. Entre dix et vingt pourraient être prolongés. »

Par ailleurs, le rectorat supprime les postes d'animation dans le secondaire (38 emplois) et donne priorité à l'accompagnement des élèves handicapés.

« À la rentrée 2005, 115 enfants handicapés finistériens bénéficiaient d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS). En avril, 302 jeunes bénéficient d'une aide et 226 dossiers sont en attente d'instruction ! Cela ne veut pas dire qu'ils seront acceptés... », précise Grégory Chevillon. C'est la Commission des droits et de l'autonomie de la Maison départementale des personnes handicapées qui décide et la décision s'impose à l'Éducation nationale.

50 contrats supprimés

Dans le département, 110 auxiliaires sont financés à 100 % par l'Éducation nationale. Mais l'Inspection a aussi recours à 201 accompagnants financés à 80 % par le ministère de l'Emploi et à 20 % par l'Éducation nationale.

D'ici septembre, les chefs d'établissement devrait donc devoir recruter entre 230 à 240 nouvelles personnes, via l'ANPE. Sauf que, l'enveloppe financière consacrée par le Ministère de l'emploi à ces contrats aidés a été réduite. Une cinquantaine de postes sur les 460 actuels devraient être supprimés dans le Finistère.


Laurence GUILMO

(1) dont 135 en Contrats d'accompagnement à l'emploi et 324 en Contrats d'avenir.-
Ouest-France

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